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Le résumé des faits marquants de l’actualité au Bénin du 17 au 21 avril 2017

Le résumé des faits marquants de l’actualité au Bénin du 17 au 21 avril 2017

Plusieurs sujets ont alimenté les journaux parus cette semaine au Bénin. De l’audience accordée au président Soglo et au ministre démissionnaire Candide Azannai par le frère Melkior, en passant par les clarifications de la cour constitutionnelle à l’égard du ministre de la justice et du gouvernement, la signature de la charte par « le Front pour le sursaut Patriotique et l’élection du Ministre des sports du Bénin Oswald Homéky à la tête de la Confejes , les canards n’ont rien râté de l’actualité au Bénin.

Nous entamerons le passage en revue des faits saillants de l’actualité de cette semaine en commençant par une page plutôt sombre. L’immeuble appartenant à l’ancien ministre Alassane Soumanou mieux connu sous le sobriquet de Djimba, a fait un mort et des blessés. Seulement, les jours qui ont suivi, les informations révélées par ce dernier ont jeté comme une ombre de doute sur l’effective vérité de la version officielle de ce drame.

En effet, bien avant les déclarations de Soumanou Alassane, José Tonato, ministre du cadre de vie avait laissé entendre sur une des chaines de télévision : « Nous avons observé aussi qu’il n’y pas eu d’architecte qui soit à l’origine de sa construction. Nous avons aussi remarqué que les études techniques conduites par un ingénieur en génie civil n’ont été faites ». Selon les propos de l’ex-ministre recueillis par Actubénin, ce incident serait un acte criminel. « …Il y a eu détonation et un bâtiment s’est effondré. Il faut faire attention. Il faut ouvrir une enquête judiciaire… ». Ceci laisse entrevoir une suite tumultueuse peut-être. Fraternité, Le Matinal et Nord-Sud Quotidien ont fait aussi de cette information leur choux gras.

Venons-en maintenant à la vie politique et mouvementée du Bénin, en faisant remarquer que le ministre des Infrastructures et des Transports était à l’intérieur du pays. Ce dernier était dans le département du Zou pour présenter le bilan des premiers douze mois de Patrice Talon et en même temps s’enquérir des attentes des populations de cette contrée. La nouvelle a été divulguée par l’événement précis et l’autre quotidien. Seulement, pendant ce temps, c’est l’opposition qui elle, à sa manière a voulu marquer d’un acte contestataire ces douze mois écoulés fait remarquer Le Matin.

En effet, Selon le canard, cette dernière s’est retrouvée au sein d’un Front commun qui réunit les anciens sbires du président Thomas Boni Yayi, ainsi que des syndicalistes et associations. Le porte-parole de ce front, Laurent Metognon a d’ailleurs fait savoir que « Le pouvoir de Patrice Talon après seulement une année d’exercice s’est illustré par la négativité dans tous les domaines. ».  Le front compte faire sien plusieurs combats, dont celui des déguerpis non indemnisés dans le cadre de l’opération de libération des espaces publics. Pour Libération, ce regroupement dit d’opposition ne fait pas le poids.

Restons dans cette atmosphère tumultueuse pour faire une place à l’analyse du quotidien Matin Libre. Selon lui, le Bénin s’apprête à vivre des années de secousse au plan sociopolitique. En effet, avec le refus que Patrice talon a essuyé à l’assemblée avec son projet de révision de la constitution, il est serait fort à parier qu’il ne tienne plus vraiment sa promesse de ne faire qu’un seul mandat.  Et là, des fronts se constitueraient déjà ici et là pour lui barrer le chemin. On parle notamment d’un retour dans l’arène de Sébastien Ajavon, candidat malheureux aux dernières élections présidentielles. Mais plus proche ici, la sortie du gouvernement de Candide Azannaï fait beaucoup plus réfléchir qu’il n’y parait.

Et d’ailleurs à ce propos  Matin Libre fait mention de ce que la cérémonie de passation de service au ministère de la Défense semble ne pas faire partie des programmes des prochains jours . À ce propos le quotidien se questionne sur le fait en émettant l’hypothèse selon laquelle Patrice Talon craindrait des révélations qui pourraient être faîtes par son ancien dévoué. Ce dernier semble pourtant bien décidé à passer le relais si l’on en croit ces propos rapportés par le quotidien. « Je tiens à passer service en bonne et due forme et en respect de la tradition administrative et des règles républicaines qui conviennent en de pareilles circonstances… Par conséquent, il est à mon humble avis, j’insiste que cette passation de service que j’appelle de tout mon vœu ait lieu le plus tôt que possible afin de me permettre une liberté sur mon agenda », aurait affirmé Candide Azanaï. Ce dernier a enfin parlé cette semaine après avoir rendu visite au Professeur Albert tévoédjrè à la suite de son mentor Soglo.L’information a fait la une du quotidien Le Coopérant. « Je ne parle pas », a  déclaré Candide Azannai quand il a été interrogé sur sa démission du gouvernement. « Le silence, c’est aussi une forme de communication, interrogez mon silence », a lâché  l’ancien ministre délégué de la grande muette rapportent le potentiel et le matinal.

Un fait troublant pour un autre, faisons un détour du côté de Nocibé, la société de cimenterie. Une affaire qui remonte au régime précédent. En effet, il est notifié que, l’entrepreneur de la société aurait eu le marché d’exploitation des ressources de calcaire, d’argile et de latérite de la Commune d’Adja-Ouèrè, de Pobè et de Kétou, gré à gré. Ce dernier bénéficierait aussi d’exonération sur l’importation d’intrants et de matériels nous apprend cette semaine le Matinal .

Restons toujours dans le giron des politiciens pour mentionner que le chef de l’État, Patrice Talon est en France depuis ce jeudi pour solliciter des prêts dans le cadre de son projet PAG 2016-2017. Cette information est à lire dans la parution de La Nouvelle Tribune. La somme nécessaire son exécution est de 9.039 milliards de FCFA. Et sur cette somme colossale, seulement 889 milliards sont déjà disponibles rapporte le journal. C’est donc pour obtenir les 8.150 milliards FCFA manquant que le président de la République s’en va requérir des prêts concessionnels ou semi concessionnels auprès d’investisseurs étrangers, notamment français. Pendant ce temps nous apprend la presse nationale, la cour constitutionnelle a dans un premier temps déclaré les activités universitaires du ministre Djogbénou contraire à la loi fondamentale. Comme si cela ne suffisait pas ce vendredi 21 avril 2017, L’institution présidé par Holo enfoncera le clou en déclarant la loi sur les collaborateurs extérieurs contraire à la constitution du 11 décembre 1990.

Sur un autre plan, Le Bénin prend la tête de la conférence des Ministres de la jeunesse et des sports des États membres de la Francophonie (CONFEJES) pour un mandat de 2 ans clame Nord Sud Quotidien. Un exploit pour le plus jeune ministre du gouvernement de Patrice Talon, Oswald Homéky remarque l’inter express.

Terminons cette revue sur une mauvaise note accordée au Bénin par Ecofin dans le cadre de la classification des pays qui sont considérés comme des plaques tournantes du trafic de drogue.  Au total ce sont 12 pays qui seraient sous surveillance, dont le Bénin, aux côtés de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, du Cap Vert, de l’Egypte, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Maroc, du Nigeria, du Sénégal et de la Tanzanie.

 

Bonheur KOHIDE

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