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Afrique / Culture: le projet « Devoir de mémoire » porté par Nicéphore Soglo concrétisé en Côte d’Ivoire

Afrique / Culture: le projet « Devoir de mémoire » porté par  Nicéphore Soglo concrétisé en Côte d’Ivoire

Le 7 juillet prochain, l’ancien président du Bénin Nicéphore Dieudonné Soglo sera le coparrain du lancement de la route des esclaves de Côte d’Ivoire aux côtés du vice président ivoirien Daniel Kablan Duncan. En présence du Directeur Afrique de l’Unesco.

 

Selon le ministre, ce projet, sous l’appellation « Devoir de mémoire » est une idée du président sud-africain Nelson Mandela qui au début des années 90 a demandé au président béninois Nicéphore Soglo de porter le projet devant l’Unesco afin que nombre de pays africains puissent rétablir le devoir de mémoire et instruire les nouvelles générations sur ce commerce « honteux » qu’est l’esclavage pour qu’il n’advienne plus.
Alliant développement économique et réconciliation autour d’une mémoire commune, le projet  » Devoir de mémoire » est une initiative à vocation culturelle et historique. Le 7 juin 2017, Le ministre de la Culture et de la Francophonie de Côte d’Ivoire, Maurice Kouakou Bandaman, a présenté le projet « La route de l’esclave » aux populations de la région des Grands ponts situé au Sud du pays, dont les travaux sont presque bouclés.
 

 


« Ce projet a été réalisé avec succès au Togo, au Ghana, au Sénégal et au Bénin », a-t-il indiqué aux médias. Pour Maurice Kouakou Bandaman, la Côte d’Ivoire qui a tardé avant de s’y mettre et qui a bénéficié du soutien de l’Unesco, a décidé par la mise en œuvre de « La route de l’esclave », d’identifier tous les sites et lieux qui ont servi à héberger, à convoyer et à rassembler les esclaves avant leur déportation.

« De l’Agneby- Tiassa jusqu’ à Lahou Kpanda, nous avons identifié une dizaine de lieux qui sont en lien avec les esclaves », a-t-il souligné. Il a été proposé de bâtir des stèles qui feront l’objet de visites touristiques boostant ainsi les ressources financières de ces localités, a noté le ministre.

Le ministre Bandaman envisage , par ce projet, de mettre en rapport les descendants des esclaves qui sont dans des pays comme les Etats-Unis d’Amérique, le Mexique, le Brésil, la Martinique, avec la terre de leurs ancêtres. « Nous avons des Afro-Américains, des Mexicains, des Brésiliens, etc., qui savent qu’ils viennent de chez nous et nous avons le devoir de créer les conditions pour que ces personnes retournent sur la terre de leurs ancêtres. Cela peut nous valoir des investissements si l’accueil et l’intégration est bien faite », relevait le ministre il y a quelques jours.

Le lancement du projet « La route de l’esclave » aura lieu le 07 juillet à Lahou Kpanda. L’on y annonce la participation du Premier ministre et du vice-président de la République de Côte d’Ivoire, ainsi que nombreux artistes, des Afro-Américains, des Brésiliens, des médias, des historiens, des professeurs d’université, des journalistes du monde entier, etc. Un événement qui sera coparrainé par l’ancien président du Bénin Nicéphore Soglo et le premier ministre ivoirien.

 Après la Côte d’Ivoire ce sera le tour du Congo, du Togo et de bien d’autres sur les traces de la mémoire et de la Renaissance Africaine tous inspirés par l’ancien chef d’État béninois.

 

 

Franck Zingbè

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