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Rencontres Intergénérationnelles des Médias : Jérôme CARLOS ouvre le bal

Rencontres Intergénérationnelles des Médias : Jérôme CARLOS ouvre le bal

Le directeur général de la radio Capp FM a été le tout premier invité du premier numéro des Rencontres intergénérationnelles des médias (RIM). Aîné dans le métier, il a partagé son parcours et expériences professionnels avec ses pairs.

 

Initiative du groupe de presse Educ’Action, les Rencontres Intergénérationnelles des Médias constituent un face à face des aînés de la profession avec les jeunes. Les professionnels des médias ont échangé autour du thème : «  chantage et escroquerie au sein de la presse aujourd’hui, comment redorer l’image de la presse béninoise ? ». Pour Vital AHOTONDJI, promoteur de l’initiative, c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle, ce qui justifie le choix de ce monument de la presse qu’est Jérôme CARLOS, un journaliste dont la compétence et les expériences suscitent l’admiration de tous les hommes et femmes des médias.

Dans un style relax et très convivial doublé d’un esprit de confraternité, l’historien et homme de la plume a révélé aux jeunes son parcours professionnel brillant et les difficultés rencontrées  dans son métier. En abordant le thème proposé, Jérôme CARLOS a indiqué que les brebis galeuses ne manquent dans aucune profession et s’est dit fier de la presse de son pays même si des choses restent à corriger car des gens y viennent par nécessité, d’autres par passion et d’autres encore y viennent en escale technique en attendant mieux.

 

« Être journaliste revient à dire qu’on connaît son métier. »

 Pour le « doyen » , comme on l’appelle affectueusement dans le milieu de la presse, il faut connaître le métier. Il met un accent particulier sur la formation qui doit sous-tendre cette profession. Il a donné son propre exemple pour montrer aux journalistes toute la pertinence de la nécessité de se faire former pour connaître les tenants et aboutissants. «  C’est le b a BA, quand on n’a pas ça, on s’amuse » a martelé l’invité. Au-delà de la formation « sur le tas », il faut passer à la formation dans les institutions a conseillé le directeur de CAPP FM.

Après l’école formelle, le journaliste passe à l’école de la vie de tous les jours. La pratique du métier est indispensable. Elle constitue une nouvelle école dans laquelle on est son propre maître contrairement à la première. Ici s’agit d’être critique par rapport à ses tactiques pour ne pas tomber dans la médiocrité a fait savoir l’aîné orateur. On apprend tous les jours car « le journaliste qui croit tout savoir est mort » a laissé entendre le doyen. Il a mis un accent sur le sens de l’humilité appuyé de son exemple reconnu par son ancien collaborateur Noël ALLAGBADA, présent à ses côtés.

 La question éthique a été abordée dans un style humoristique pour faire toucher du doigt cette réalité. Face à l’argent il faut se déterminer. La clause de conscience existe en journalisme a indiqué Jérôme CARLOS.

Le maître chanteur butte face à ces trois fondamentaux énoncés. Il ne connaît pas le métier, il y est arrivé avec une vision lucrative et veut se saisir de la presse pour s’enrichir. Il a une pratique du métier approximative et une absence d’éthique. C’est un mercenaire, a indiqué l’orateur. Le métier de presse reste et demeure un service.

Cette première édition des RIMs a également connu la partipation des  présidents  des associations professionnelles de la presse, des aînés journalistes, du conseiller de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication Marie-Richard MAGNIDET. Rendez-vous dans un mois pour le deuxième numéro.

 

 

Greg Nouhouégnon

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