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Climat: le monde toujours pas sur les bons rails, dénonce l’ONU

Climat: le monde toujours pas sur les bons rails, dénonce l’ONU

Malgré les preuves irréfutables, le monde « ne va pas du tout dans la bonne direction » pour limiter les effets dévastateurs du changement climatique, a mis en garde l’ONU lundi lors d’un sommet qui teste la détermination mondiale face à l’urgence climatique.

« Même si nous sommes les témoins d’impacts climatiques dévastateurs provoquant le chaos à travers le monde, nous ne faisons toujours pas assez, nous n’allons pas assez vite », et le changement climatique « va plus vite que nous », a lancé le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres au deuxième jour de la 24e Conférence de l’ONU sur le climat (COP24) à Katowice.

Pour « beaucoup de gens, de régions et même de pays, c’est déjà une question de vie ou de mort », alors « il est difficile de comprendre pourquoi nous, collectivement, avançons toujours si lentement, et même dans la mauvaise direction », a ajouté le patron de l’ONU.

L’Accord de Paris vise à limiter le réchauffement de la planète à +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle et idéalement à +1,5°C.

Mais, alors que le récent rapport des scientifiques du Giec a montré les nettes différences en termes d’impact attendus entre ces deux objectifs, il a aussi souligné qu’il faudrait, pour rester sous +1,5°C, réduire les émissions de CO2 de près de 50% d’ici à 2030 par rapport à 2010.

AFP / Janek SKARZYNSKI
Le secrétaire d’État polonais à l’Environnement polonais Michal Kurtyka (avec le micro sur l’écran) lors de la séance d’ouverture de la Conférence climat de l’ONU à Katowice (Pologne) le 2 décembre 2018

Alors que les pays les plus pauvres vont profiter de ce sommet pour réclamer plus d’engagements des nations du Nord, Antonio Guterres a également souligné « la responsabilité collective d’aider les communautés et les pays les plus vulnérables, comme les Etats insulaires et les pays les moins avancés, en soutenant les politiques d’adaptation et de résistance » aux impacts du dérèglement climatique.

Le Premier ministre de Fidji Frank Bainimarama, président de la COP23, a, dès l’ouverture du sommet, insisté sur l’urgence de l’action.

« Que Dieu nous pardonne, si nous ignorons les preuves irréfutables, nous deviendrons la génération qui a trahi l’humanité », a-t-il mis en garde. « A ceux qui trainent les pieds, je dis simplement +faites le+ », a-t-il ajouté, lançant « un message sans équivoque » pour relever les ambitions contre le réchauffement.

 

Avec  AFP

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