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Sécurité : L’« appel de Christchurch », un combat contre le terrorisme en ligne

Sécurité : L’« appel de Christchurch », un combat contre le terrorisme en ligne

Le mercredi 15 mai 2019, le Président français, Emmanuel Macron et la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda ARDEN ont lancé à travers l’« appel de Christchurch » un ultime combat contre le terrorisme en ligne.

Il a fallu l’attentat de Christchurch le 15 mars 2019 lors duquel 51 musulmans ont trouvé la mort dans deux mosquées en Nouvelle- Zélande pour donner priorité à une action commune des États contre les contenus en ligne à caractère terroriste. Une question qui, faut-il le souligner, préoccupait la communauté internationale depuis 2014 avec la vague d’attentats de l’organisation de l’État islamisque en Europe.

Depuis la tragédique date dans l’histoire néo – zélandaise, Paris et Wellington ont décidé de rompre avec l’attentisme du pire en lançant « l’appel de Christchurch », un document de trois pages incitant un engagement gouvernement et entreprises de l’internet contre les contenus terroristes en ligne.

S’inscrivant dans la lignée de l’appel de Paris pour la paix dans le cyberespace, Chrischurch se veut non contraignant pour tous les adhérents – États comme entrprises – mais s’engageant à combattre toutes les formes de contenus terroristes et extrémistes violents sur les réseaux sociaux. C’est donc un appel de portée générale qui ne spécifie aucun type de terrorisme.
Christchurch, un appel novateur.

Paris considère que « l’innovation dans les usages d’Internet crée sans cesse de nouvelles menaces: il faut s’adapter, cesser d’être dans la réaction et faire de l’anticipation». Ce pourquoi, en dehors des nombreuses mesures prises par les principaux réseaux sociaux contre le djihadisme et d’autres formes d’actions violentes, Il devient urgent d’inhiber tout processus de formatage de nouveaux terroristes « peut-être plus virulents » que ceux que notre monde connait aujlurd’hui. Ceci relève selon l’appel de Christchurch, d’une responsabilité commune.

Celle des États, des entreprises, des organisations sous toutes formes admises, des citoyens. Aux nombre des États qui se sont favorablement manifestés outre la France et la Nouvelle – Zelande, figurent le Royaume-Uni, l’Irlande et le Sénégal.

Les enteprises de l’Internet ne sont pas du reste. Facebook, Microsoft, Google et Twitter ont également manifesté leur accord de soutenir les termes de l’appel qui, pour l’essentiel engage les gouvernements à tout faire pour que leurs sociétés « résistent aux idéologies terroristes et extrémistes violentes » ; à appliquer les lois existantes en matière de retrait de contenus terroristes sur Internet ; à encourager les médias à ne pas amplifier l’idéologie terroriste lors de leur couverture des attentats ; à aider les entreprises de l’Internet, quelle que soit leur taille, à éradiquer les contenus terroristes en ligne». Cela induit que les États doivent collaborer avec les entreprises des réseaux sociaux pour développer les outils technologiques capables de bloquer tout contenu à caractère terroriste.

Il engage aussi les entreprises de l’Internet à «prendre concrètement des mesures pour supprimer de leur(s) réseau (x) les contenus terroristes, et empêcher qu’ils y soient republiés». Il réclame en définitive des entreprises du numérique qu’elles soient à même de produire périodiquement comme facebook et Twitter des chiffres sur la quantité de contenus terroristes supprimés.

Romaric HOUENOU de DRAVO

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