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Santé : tout savoir sur les hépatites

Santé : tout savoir sur les hépatites

Les hépatites sont de grandes tueuses en silence. Elles se déclinent en A, B, C, D et E. Présentée comme étant une inflammation du foie provoquée par un virus ou une toxine, l’hépatite virale, est un véritable problème de santé publique, particulièrement en Afrique subsaharienne, comparable à celui posé par d’autres grandes maladies transmissibles comme le VIH, la tuberculose ou le paludisme.

Malheureusement elle ne bénéficie pas encore de toute l’attention que requiert sa virulence. Parmi les 5 formes pré-citées, les Virus de l’hépatite B (VHB) et VHC sont les plus virulents. En effet, les hépatites virales B et C sont sur la liste noire des maladies infectieuses les plus meurtrières dans le monde. 325 millions de personnes sont touchés, et environ 1,4 million en meurt chaque année. Les hépatites occupent le 2ème rang après la tuberculose, et 9 fois plus de personnes sont infectées par l’hépatite que par le VIH selon une étude de l’OMS.

7 pays africains font partie des pays qui génèrent 80 % de la population d’hépatite chronique sur le continent: Egypte, Nigéria, RDC, Ethiopie, Angola, Ghana, Algérie. Au Bénin, 10% de la population soit environ 1 million de personnes sont porteuses de l’hépatite B, l’hépatite C quant à elle, touche 4.4% soit 400 mille citoyens. Cependant, la plupart des personnes vivant avec une hépatite, plus de 80 % n’ont pas accès ni au dépistage ni au traitement malgré les ravages provoqués. Parmi les personnes vivant avec l’hépatite B, seulement 10 % (27 millions) connaissaient leur statut infectieux en 2016.Les hépatites virales B et C se propagent dans l’organisme par le sang lors d’une transfusion ou d’une injection de drogue, ou encore d’actes médicaux effectués dans de mauvaises conditions sanitaires.

L’hépatite B se transmet de la mère à l’enfant, lors de l’accouchement, l’allaitement ou des soins de maternage, mode de transmission périnatale et verticale, ensuite par la voie horizontale intrafamiliale et sexuelle. Le VHC quand à lui ne s’intègre pas aux noyaux des cellules infectées, contrairement à l’ADN du VHB et à celui du VIH qui s’intègrent dans le noyau de la cellule. Le VHC ne se transmet pas via le lait maternel, les aliments ou les boissons (ou en les partageant), des contacts tels que : accolade ou baiser Éternuement ou toux. Transmission du VHC de la mère au fœtus. En dehors des hépatites B et C, l’hépatite D se transmet par contact avec du sang infecté et ne touche que les personnes déjà infectées par le virus de l’hépatite B ;

Les hépatites A et E quant à elles sont des infections transmises par la nourriture et l’eau. Et dès son entré dans le corps, le virus de l’hépatite trouve refuge dans le foie, l’organe chargé de la détoxification, de la synthèse et du stockage. Pour empêcher sa propagation, les cellules immunitaires se défendent comme elles peuvent mais, malheureusement elles n’arrivent pas à contrôler le virus. Au bout de 6 mois, l’hépatite prend souvent le dessus, alors commence la phase chronique de la maladie. Il convient de préciser que les hépatites virales sont en général asymptotiques. Certes, certains symptômes potentiels peuvent apparaître à partir de 4-12 semaines. Ceux-ci comprennent, notamment :

• Fatigue
• Fièvre
• Urines foncées
• Selles couleur de glaise
• Douleurs abdominales
• Perte d’appétit
• Nausées
• Vomissements
• Douleurs articulaires
• Jaunisse

Pour réduire le nombre de personnes infectées, la voie idéale est la prévention et la vaccination qui passe d’abord par le dépistage. Mais elles sont nombreuses les personnes atteintes, qui ne sont pas soignées à cause du coût extrêmement élevé du traitement. Et dans ces conditions les milliers de personnes atteintes au Bénin par exemple sont d’avance condamnées à une mort certaine. La balance peut être renversée si les pays prennent en charge le financement du traitement. Il est possible de mettre fin aux épidémies d’hépatite en étendant la riposte, d’où le thème intitulé INVESTISSONS POUR ÉLIMINER L’HÉMATITE, retenu par l’OMS cette année dans sa campagne de lutte contre la pandémie.

Antoinette Sagbo

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